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Les incontournables de Fushimi-Momoyama : à la découverte des collines, des trois rues commerçantes, du quartier des brasseries de saké et de Chushojima
2026.10.19
Les charmes de Fushimi-MomoyamaLes charmes de Fushimi-Momoyama
Sommaire de cet article
Vue d’ensemble : les collines à l’est, la vieille ville à l’ouest, le port et Chushojima au sudLes collines de l’est : explorer l’histoire des ruines du château et des mausolées impériauxAu nord d’Otesuji aussi, des temples et sanctuaires liés à la vie localeÀ Otesuji, choisir saké et légumes marinés sous l’arcade qui part de la gareNayamachi, bordée de boutiques de poissons de rivière, de plats cuisinés et de painSur Ryoma-dori, repas et cafés le long de la rue pavéeGokonomiya, source réputée et lieu de fête où se réunissent les quartiersLa fête de Gokonomiya, une histoire qui relie le port et les quartiers marchandsAu musée Okura du saké, dans le quartier des brasseries, comprendre la fabrication à travers les outilsÀ Fushimi Yumehyakushu, la structure de l’ancien siège mérite aussi le coup d’œilLes berges autour de Kyobashi, un port reliant Kyoto et OsakaÀ Chushojima, distinguer l’ancien quartier des plaisirs et Minami-Shinchi, près de la gareEn une demi-journée, des trois rues commerçantes au quartier des brasseries et aux bergesRéférencesPouvoir choisir entre trois lignes ferroviaires — Keihan, Kintetsu et JR — et se rendre à pied des gares aux rues commerçantes, aux sanctuaires et temples ainsi qu’au quartier des brasseries de saké constitue un atout majeur pour visiter Fushimi-Momoyama. Vous pouvez arriver par la ligne adaptée à votre point de départ, comme la gare de Kyoto, Gion-Shijo ou Sanjo, ou encore les régions d’Osaka ou de Nara, et vous pouvez aussi prévoir un itinéraire qui repart d’une autre gare après votre promenade. [80]
Si l’on divise la ville en trois ensembles — les collines à l’est, la vieille ville qui s’étend depuis les gares, et le port et Chushojima au sud —, il devient plus facile de comprendre comment chaque lieu s’est formé. Les collines abritent les ruines du château et les mausolées impériaux ; la vieille ville, le sanctuaire Gokonomiya et les rues commerçantes ; Minamihama-cho, des bâtiments de brasserie de saké ; et Chushojima, de l’autre côté du cours d’eau, porte l’histoire d’un ancien quartier des plaisirs et de la ville après l’ouverture du chemin de fer.
Les rues commerçantes, la vieille ville avec ses sanctuaires et ses temples, et les collines avec les ruines du château et les mausolées impériaux diffèrent à la fois par la direction dans laquelle on marche et par ce que l’on peut y voir. Connaître leurs liens permet de choisir les secteurs à inclure dans une demi-journée et les lieux à visiter en prenant davantage de temps.
Vue d’ensemble : les collines à l’est, la vieille ville à l’ouest, le port et Chushojima au sud
| Secteur | Direction depuis le centre-ville | Ce que l’on peut voir et apprendre |
|---|---|---|
| Collines de Momoyama et Shigetsu | Côté est. Dirigez-vous vers les collines pour les ruines du château et les mausolées impériaux | Le déplacement du château de Fushimi, les mausolées impériaux et le nom « Momoyama » apparu après l’abandon du château |
| Gokonomiya et le secteur d’Otesuji | À l’est et à l’ouest, de part et d’autre des gares Kintetsu et Keihan | Sanctuaires, temples et fêtes, rues de l’ancienne ville castrale et commerces actuels |
| La vieille ville côté Tambabashi | Au nord d’Otesuji | La foi locale et des sanctuaires et temples tels que le sanctuaire Kinsekigu et le temple Daikokuji |
| Nayamachi, Ryoma-dori et Minamihama-cho | Au sud des gares | Commerces alimentaires, repas et cafés, brasseries de saké et histoire du brassage |
| Kyobashi et Chushojima | De l’ouest au sud du quartier des brasseries de saké | Le quartier d’hébergement du port, le quartier des plaisirs de l’ère Genroku et le Minami-Shinchi moderne |
En vous guidant sur les emplacements indiqués dans le tableau, vous pouvez décider par où commencer et dans quelle direction marcher. Fukakusa au nord et l’ancien étang d’Ogura au sud font aussi partie de l’histoire de Fushimi, mais ce sont des lieux pour lesquels il faut prévoir un temps de déplacement distinct, en dehors d’un itinéraire d’une demi-journée autour du centre-ville. [3, 34, 44, 48, 57]
Gokonomiya se trouve à l’est de la gare de Fushimi-Momoyama (Keihan) et de la gare de Momoyama-Goryomae (Kintetsu), et Otesuji à l’ouest. En suivant Otesuji vers l’ouest puis en tournant vers le sud, on arrive à la rue commerçante de Nayamachi ; en traversant Aburakake-dori, on rejoint Ryoma-dori. Depuis le pont Horai, à son extrémité sud, vous pouvez choisir d’aller à l’est vers le quartier des brasseries de saké, à l’ouest vers Kyobashi, ou au sud, de l’autre côté de la rivière, vers Chushojima. [34, 41, 43]

Les collines de l’est : explorer l’histoire des ruines du château et des mausolées impériaux
En partant d’Otesuji ou du quartier des brasseries de saké vers l’est, on arrive aux collines de Momoyama. Shigetsu, près de la rivière Uji, possède une histoire antérieure à Toyotomi Hideyoshi, avec notamment la villa de Fushimi (Fushimi Sanso) et la Fushimi-no-miya, maison princière de la famille impériale ; c’est aussi là que Hideyoshi construisit son premier château. Après l’effondrement de ce château lors d’un séisme en 1596, le château fut transféré sur le mont Kohata, au nord-est. [3, 52, 53]
Les abords de l’actuel mausolée de l’empereur Meiji correspondent à l’emplacement de l’enceinte principale (honmaru) du château du mont Kohata, et la réplique de donjon visible à proximité a été construite en 1964 comme installation d’un parc d’attractions. Les vestiges du château, le mausolée et la réplique du donjon ne peuvent pas être considérés comme des bâtiments d’une même époque. L’article sur le château de Fushimi présente les murs de pierre et les tuiles de toit mis au jour lors des fouilles, et l’article sur l’origine du toponyme Momoyama explique la plantation de pêchers après l’abandon du château. [3]
Parcourir les collines diffère, tant par la direction que par le relief, de l’itinéraire qui descend vers le sud depuis les rues commerçantes proches des gares jusqu’au quartier des brasseries de saké. Vous pouvez répartir votre temps selon votre objectif : par exemple, réserver du temps aux collines lors d’une journée consacrée à l’histoire, et parcourir la vieille ville lors d’une journée centrée sur les achats et les repas.
Au nord d’Otesuji aussi, des temples et sanctuaires liés à la vie locale
Du côté de Tambabashi, on trouve le sanctuaire Kinsekigu et le temple Daikokuji, à Takajo-cho. Le Kinsekigu est connu pour son houx kurogane, monument naturel désigné par la ville de Kyoto, et des événements tels qu’une procession de mikoshi (palanquin sacré portatif) y sont également organisés. Le Daikokuji devint à l’époque d’Edo un temple de prières du domaine de Satsuma, et il abrite aussi les tombes de personnes mortes lors de l’incident du Teradaya. La fête de quartier du Kinsekigu et les liens du Daikokuji avec le domaine de Satsuma font partie de l’histoire qui subsiste dans la vieille ville du nord. [48]
Cette vieille ville du nord se situe dans une autre direction que l’itinéraire qui traverse les trois rues commerçantes vers le sud. Un jour où vous souhaitez prendre le temps de visiter sanctuaires et temples, vous pouvez associer le côté Tambabashi aux abords de Gokonomiya, en le distinguant d’une journée où vous allez jusqu’à Minamihama-cho.
À Otesuji, choisir saké et légumes marinés sous l’arcade qui part de la gare
Otesuji était la route menant à la porte Ote, porte principale du château de Fushimi. La rue commerçante actuelle se trouve à l’ouest de la gare Keihan, avec des boutiques alignées sous une arcade orientée d’est en ouest. Ses équipements de rue commerçante ont été renouvelés au fil des années, avec notamment des réverbères suzuran (muguet) en 1923 et une arcade alimentée à l’énergie solaire en 1997. [5]
On y trouve Aburacho, où l’on peut goûter et comparer différents sakés avant d’acheter, et Kyogokuya, qui vend du saké et ses propres légumes marinés de Kyoto faits maison ; la rue permet donc aussi de choisir des souvenirs avant de retourner à la gare. En poursuivant vers le sud jusqu’à Nayamachi, vous pourrez découvrir davantage de commerces alimentaires et de restaurants. [21, 22, 41]

Nayamachi, bordée de boutiques de poissons de rivière, de plats cuisinés et de pain
La rue commerçante de Nayamachi est une rue où des commerces comme les boutiques de plats cuisinés et les spécialistes du poisson de rivière soutiennent les repas du quotidien. L’annuaire des boutiques de la rue mentionne notamment Funashin Sano Shoten, qui vend des poissons de rivière vivants et ses propres produits transformés, et Sasaki Pan Honten, qui vend des anpan (petits pains fourrés à la pâte de haricots sucrée) et des pains à la confiture. Outre les souvenirs liés au saké, on y trouve aussi des boutiques d’alimentation du quotidien. [24, 42]
La haute arcade qui couvre la rue a été conçue en s’inspirant des passages de Paris, ces galeries marchandes couvertes de la ville. Les décorations murales et le pavage en granit font aussi partie de la conception de la rue commerçante. Outre les devantures des commerces alimentaires, vous pouvez y observer un aménagement de rue différent de celui d’Otesuji. [40]
Sur Ryoma-dori, repas et cafés le long de la rue pavée
En continuant vers le sud depuis Nayamachi, le tronçon qui va d’Aburakake-dori au pont Horai constitue la rue commerçante de Ryoma-dori. Elle a été aménagée avec des bâtiments de style machiya, des réverbères imitant les lampes à gaz et un pavage de pierre, et à son extrémité sud, on débouche sur les berges. [43]
Outre des boutiques de fruits et légumes ou de légumes marinés, des établissements tels qu’un restaurant italien, une pâtisserie et un comptoir à café y sont présentés. Vous pouvez aussi combiner des achats alimentaires à Nayamachi avec une halte pour un repas ou un café sur Ryoma-dori. Les boutiques de chaque rue et les confiseries des environs sont récapitulées dans le guide des achats à Fushimi-Momoyama. [24]
Gokonomiya, source réputée et lieu de fête où se réunissent les quartiers
L’eau Gokosui de Gokonomiya est associée à une tradition selon laquelle, en 862, une eau parfumée jaillit et le sanctuaire reçut son nom. L’eau actuelle a été rétablie en 1982, et le sanctuaire explique qu’elle est puisée à 150 mètres sous terre. La tradition du sanctuaire et la méthode actuelle de puisage sont présentées en détail dans L’eau de Fushimi. [16]
La fête d’automne Shinkosai est une fête au cours de laquelle des mikoshi (palanquins sacrés portatifs) parcourent le quartier. Pendant la fête, chaque quartier sort un hanagasa (ombrelle décorée de fleurs) et se rend au sanctuaire en passant par Otesuji. Les mikoshi parcourent aussi le territoire paroissial (ujiko), de sorte que les rues de la ville, et pas seulement l’enceinte du sanctuaire, deviennent le cadre de la fête. Otesuji, rue commerçante, sert aussi de lieu où les habitants se rassemblent pour mener les événements de la fête. [49]
Gokonomiya n’est pas le seul lieu de fêtes locales. À Misu, à l’ouest, s’est transmise une fête des torches au cours de laquelle on porte à travers le quartier de grandes torches faites de roseaux des berges. Une enquête sur le patrimoine culturel de la ville de Kyoto décrit le lien entre cette fête et l’histoire des artisans et des communautés liés à la rivière. Si vous prévoyez de venir assister à une fête, veuillez vérifier séparément les dates et les lieux de chacune. [46]
Observer les bâtiments de Gokonomiya montre aussi comment la ville castrale de Toyotomi Hideyoshi s’est transmise à l’époque des Tokugawa. Le pavillon principal (honden) a été construit en 1605 sur ordre de Tokugawa Ieyasu dans le style gokensha nagare-zukuri, avec cinq travées entre les piliers en façade et la partie avant du toit largement prolongée ; il se distingue par ses sculptures peintes. Le pavillon de culte (haiden) a été offert en 1625 par Tokugawa Yorinobu, dixième fils d’Ieyasu, et serait le porche d’accueil des carrosses (okurumayose) du château de Fushimi, qu’il avait reçu en don. En distinguant le pavillon principal, dont la date de construction est connue, et la tradition selon laquelle le pavillon de culte a été transféré depuis le château, on peut saisir concrètement la relation entre le sanctuaire et le château. [DXP01]
L’enceinte abrite aussi le Toshogu, consacré à Ieyasu, et le Hokoku-sha, consacré à Hideyoshi. Le pavillon principal du Toshogu a été construit en 1622, mais le Hokoku-sha a été fondé en 1873. La présence de sanctuaires dédiés aux deux hommes dans la même enceinte ne s’explique pas par une vénération commune des Toyotomi et des Tokugawa dès l’origine. Ce sont des initiatives d’époques différentes — la construction au début de l’époque d’Edo et l’hommage rendu à Hideyoshi à l’ère Meiji — qui ont façonné l’enceinte actuelle. [DXP01]

La fête de Gokonomiya, une histoire qui relie le port et les quartiers marchands
La fête de Gokonomiya n’a pas été préparée par le seul sanctuaire. Selon une requête adressée en 1696 au magistrat de Fushimi par Miki Yoshikatsu, grand prêtre de Gokonomiya, les paroissiens offrirent des hoko métalliques (perches rituelles en forme de hallebarde) pour remplacer les neuf hoko en bambou qui existaient auparavant. Quatre vinrent s’ajouter aux cinq existant jusqu’à l’année précédente, formant un ensemble de neuf, et la requête demandait l’autorisation de les faire participer à la procession, devant les mikoshi. Les dates des kenboko (hoko à pointe d’épée) offerts en 1694–1696 peuvent aussi être confirmées par leurs inscriptions. [R2P007]
Parmi les donateurs figurent non seulement des habitants de Fushimi, mais aussi des personnes de Kitahama, à Osaka, et d’Edo. En 1699, Chushojima fut également intégrée au territoire paroissial. Le quartier qui s’était développé en accueillant les visiteurs du port prenait ainsi part, avec les quartiers marchands de Kyomachi et de Ryogaemachi, à la fête du même sanctuaire tutélaire, et ils en préparaient les objets rituels et les processions. Une enquête de la ville de Kyoto menée durant les exercices 2010 à 2013 indique que neuf kenboko se sont transmis au sanctuaire, mais qu’ils ne sont pas sortis lors de la fête. Vous pouvez considérer séparément les origines et les rôles actuels des hanagasa, des mikoshi et des kenboko. [R2P007]
En 1696, lorsque les hoko métalliques offerts à partir de 1694 furent réunis en un ensemble de neuf, la participation de Sarutahiko, la divinité qui ouvre la voie, à la procession fut également organisée. Gokonomiya Jinja, ouvrage rédigé en 1915 par Miki Zenzo, grand prêtre de Gokonomiya, reproduit le texte de la requête mentionnée plus haut ainsi que les inscriptions consignant les donateurs et les restaurateurs de chaque hoko. Le premier fut offert en 1694 par Takemoto Gobei Masaharu, de Fushimi ; quatre membres de la famille Isoda, d’Edo, suivirent en 1695, puis, en 1696, des donateurs parmi lesquels Tsunokuniya Seiemon, de Kitahama à Osaka, et les habitants de Kyomachi 3-chome, à Fushimi. Les objets de la fête conservent à la fois la trace de la cohésion de la ville et des offrandes de personnes vivant hors de Fushimi. [R3H011, R3H001]
Les grands lions (ojishi), qui parcourent les quartiers de la paroisse devant les mikoshi, sont des objets apparus à une autre époque que les kenboko. Gokonomiya conserve une tradition selon laquelle un couple de grands lions, mâle et femelle, fut offert en l’an 4 de l’ère Bunsei, soit en 1821. Le 1er octobre 2026, le sanctuaire a annoncé avoir achevé leur première restauration depuis environ 50 ans. Les hoko métalliques, Sarutahiko et les grands lions ne sont pas apparus tous en même temps : la procession a pris forme à différents moments de l’époque d’Edo. [R3H007, R3H001]
Au musée Okura du saké, dans le quartier des brasseries, comprendre la fabrication à travers les outils
Le musée Gekkeikan Okura du saké, à Minamihama-cho, est installé dans une brasserie de saké construite en 1909 et rénovée. Il expose des outils de brassage tels que des cuves en bois, des tonneaux de saké et des kai (pelles à brasser), et présente l’histoire du brassage à Fushimi. [38]
Connaître le rôle des outils conservés rend plus concret le travail qui transforme le riz en saké. Le koshiki est un outil servant à cuire le riz à la vapeur ; une corde est enroulée autour de son corps, qui ressemble à un grand cuiseur vapeur, pour le renforcer et conserver la chaleur. De petits seaux à main appelés « kitsune » (renard) et « tanuki » (chien viverrin) servaient à transvaser le moromi (moût) fermenté dans des sacs à saké en vue du pressage. [37]
Le bien culturel « Outils de brasserie de saké de Fushimi », propriété de Gekkeikan, comprend aussi des outils de fabrication des cuves et des tonneaux, ainsi que des outils utilisés pour l’expédition. Les pièces conservées montrent non seulement le travail de brassage du saké, mais aussi celui de la préparation des contenants et de l’expédition des produits finis. [39]
Le guri-masu, utilisé pour puiser l’eau, est un outil qui servait à la fois de récipient et d’instrument de mesure. Comme son anse pivote pour maintenir le masu à l’horizontale, il permettait de mesurer le volume tout en puisant l’eau. Le brassage du saké exige de veiller non seulement à la composition de l’eau, mais aussi à l’exactitude des quantités pour chaque cuvée. En outre, pour laver les cuves en bois, les brasseurs répétaient le yugomori — verser de l’eau bouillante puis couvrir la cuve d’un couvercle —, avant de les frotter avec une sasara (brosse en bambou) et de les faire sécher au soleil. Les vieilles cuves et les petits récipients étaient aussi des outils de mesure et d’hygiène qui permettaient de stabiliser la fermentation. [DXP04]
Si vous souhaitez vous documenter au préalable sur les méthodes de brassage, Le saké trouble de Tsuki no Katsura et les techniques de brassage de Gekkeikan explique le koji, qui transforme le riz en sucre, la levure, qui produit l’alcool, ainsi que les différences d’effervescence et de maîtrise de la température.
À Fushimi Yumehyakushu, la structure de l’ancien siège mérite aussi le coup d’œil
Le bâtiment de Fushimi Yumehyakushu a été achevé en 1919 et a servi de siège à Gekkeikan jusqu’en 1993. L’espace café actuel accueillait autrefois les services commerciaux et comptables. Des éléments tels que des ranma (panneaux d’imposte), des chigaidana (étagères décalées) et un tsuboniwa (petit jardin intérieur) subsistent ; on peut ainsi voir non seulement les brasseries où l’on fabriquait le saké, mais aussi un bâtiment où l’on vendait le saké et où l’on administrait l’entreprise. [7]
Les marches et la clôture en pierre de l’entrée ont, elles aussi, leur raison d’être. Le bâtiment a été construit environ 1 mètre plus haut que la route, en prévision des crues de la rivière Uji. Dans un lieu où le transport fluvial était commode, il fallait aussi se prémunir contre les inondations. [7]
Les berges autour de Kyobashi, un port reliant Kyoto et Osaka
La rivière Gokawa et le bras de la rivière Uji, près du quartier des brasseries de saké, portent l’histoire de la prospérité de Fushimi en tant que ville portuaire. En 1594, un port fut ouvert pour acheminer les matériaux de construction du château, et à l’époque d’Edo, il devint un point de relais reliant la rivière Takase, côté Kyoto, et le fleuve Yodo, côté Osaka. Le secteur de Kyobashi était aussi un point de départ et d’arrivée pour les daimyo de l’ouest du Japon ; on y trouvait des honjin et des waki-honjin (auberges officielles destinées aux daimyo et à leur suite), ainsi que des auberges fréquentées par les passagers des bateaux. [1, 2]
Le saké n’était pas la seule marchandise transportée par bateau. L’afflux des voyageurs fit se développer des activités liées à l’hébergement et aux repas, et l’afflux des marchandises, des activités de transport et d’entreposage. Ces transports et ce commerce expliquent que Fushimi ait prospéré même après la disparition du château. L’histoire de Fushimi-Momoyama vous oriente vers les articles à lire pour chaque période. Le transport par bateau, l’administration du magistrat et les requêtes des habitants sont expliqués dans La ville portuaire de l’époque d’Edo, et les canaux et chemins de fer dans De l’époque moderne à nos jours.

L’écluse de Misu (Misu Komon), visible sur la photographie, est une installation de l’arrondissement de Fushimi, à Kyoto, construite pour permettre aux bateaux de circuler entre la rivière Gokawa et la rivière Uji, dont les niveaux d’eau diffèrent. Comme elle repose sur le même mécanisme que le canal de Panama — élever et abaisser le niveau de l’eau entre deux portes —, on l’appelle aussi le « canal de Panama de Fushimi ». Achevée en 1929, elle n’est plus exploitée pour faire passer des bateaux vers la rivière Uji. [32][36][93]
En poursuivant plus au sud depuis le centre du quartier des brasseries de saké, on arrive à l’écluse et à son musée. Au musée, vous pouvez découvrir comment les bateaux franchissaient l’écluse grâce à une maquette en fonctionnement, et observer l’agencement des environs grâce à une maquette du port de Fushimi et de la ville. Selon les informations officielles, le musée se trouve à environ 10 minutes à pied de la gare de Chushojima. Les informations de visite figurent dans l’article sur l’eau et la lutte contre les crues, et des photographies de la construction dans l’article sur l’histoire moderne. Si vous prévoyez de monter à bord d’un bateau Jikkokubune, fixer d’abord le jour de navigation et l’horaire de départ facilite l’organisation du reste de votre itinéraire. [91][92]
À Chushojima, distinguer l’ancien quartier des plaisirs et Minami-Shinchi, près de la gare
À Higashi-Yanagi-cho et Nishi-Yanagi-cho, de l’autre côté du pont Horai vers le sud, le quartier des plaisirs de Chushojima fut établi à l’époque d’Edo. Cet aménagement visait la clientèle qui allait et venait par le port de Fushimi, et le quartier prit forme avec la construction d’un pont en 1699 et le transfert du quartier des plaisirs en 1700. Le temple Chokenji, à Higashi-Yanagi-cho, fut lui aussi associé à cet aménagement ; il est connu comme temple dédié à Benzaiten. [44, 46, 48]
Minami-Shinchi, en revanche, près de la gare de Chushojima (Keihan), est un secteur qui s’est urbanisé au début de l’ère Showa, après l’ouverture de la gare en 1910. Des maisons ainsi que des débits de boissons et de restauration s’y alignèrent entre l’ancien quartier des plaisirs et la gare. Les quartiers Higashi- et Nishi-Yanagi-cho de l’époque d’Edo et Minami-Shinchi, qui accueillait les personnes arrivant par le train, sont nés à des époques différentes. [44, 48]
Même après la fin de l’activité en tant qu’akasen (quartier de prostitution autorisée) en 1958, les changements se sont poursuivis : des établissements sont devenus des ochaya (maisons de thé), des ryokan (auberges traditionnelles), des immeubles d’habitation, des débits de boissons et de restauration, entre autres. Le Chushojima actuel n’est pas un quartier que l’on peut expliquer par son seul ancien quartier des plaisirs. Chushojima, de l’époque moderne à nos jours aborde le système qui encadrait les personnes qui y travaillaient, ainsi que les reconversions d’activité de l’après-guerre et la transformation du secteur en quartier résidentiel. [45, 47]
En une demi-journée, des trois rues commerçantes au quartier des brasseries et aux berges
Si vous visitez d’abord Gokonomiya, puis suivez Otesuji vers l’ouest avant de descendre vers le sud par Nayamachi et Ryoma-dori, vous arriverez au pont Horai. De là, en vous rendant dans le quartier des brasseries de saké de Minamihama-cho et en choisissant soit une visite du musée Gekkeikan Okura du saké, soit une halte au café de Fushimi Yumehyakushu, vous pourrez découvrir en une seule journée à la fois les rues commerçantes et l’industrie du saké. Un plan de promenade d’environ 4 heures présente un itinéraire qui prévoit aussi du temps pour les repas et les achats. [34, 41, 43]
Les ruines du château et les mausolées impériaux se trouvent sur les collines de l’est, et le Fushimi Inari Taisha à Fukakusa, au nord ; ils nécessitent donc un déplacement distinct depuis le centre-ville. Vous pouvez consulter les emplacements des gares et des secteurs pour choisir les lieux à visiter.
Références
- Ville de Kyoto : Histoire urbaine 20, le château de Fushimi
- Keihan : Carte de promenade de Fushimi-Momoyama et Chushojima
- Kiyoyama Yohei et Kanki Kiyoko (2021). Caractéristiques de l’espace urbain de l’étalement moderne de Chushojima Minami-Shinchi, issues de son processus de formation
- Ville de Kyoto : Circuit des sites historiques et lieux célèbres pour les habitants de l’arrondissement de Fushimi
- Les 90 ans de l’arrondissement de Fushimi : une histoire de diversité
- Association de promotion de la rue commerçante de Nayamachi : Accès
- Kyoto Kanko Navi : Association de promotion de la rue commerçante de Ryoma-dori
- Sanctuaire Gokonomiya : Histoire
- Sanctuaire Gokonomiya : Fête Shinkosai
- Ville de Kyoto : Rapport d’enquête générale sur le patrimoine culturel de Kyoto, chapitre 4
- Kyoto Kanko Navi : Rue commerçante Fushimi Otesuji
- Ginjo Shubo Aburacho : Site officiel
- Totteoki no Kyoto : Le saké de Fushimi et Kyogokuya
- Keihan : Guide des lieux de Fushimi
- Association de promotion de la rue commerçante de Nayamachi : Annuaire des boutiques
- Association de promotion de la rue commerçante de Nayamachi : À propos de la rue commerçante de Nayamachi
- Conseil de liaison des musées de la ville de Kyoto : Musée Gekkeikan Okura du saké
- Musée national de la nature et des sciences, HITNET : Documents d’histoire des techniques industrielles au musée Gekkeikan Okura du saké
- Ville de Kyoto : Bien culturel désigné et inscrit « Outils de brasserie de saké de Fushimi »
- Association touristique de Fushimi : Fushimi Yumehyakushu
- Ville de Kyoto : La ville castrale fondée par Hideyoshi
- Ville de Kyoto : La prospérité d’une ville portuaire et commerçante
- Bureau du fleuve Yodo du MLIT : Histoire de l’écluse de Misu
- Kiyoyama Yohei et Kanki Kiyoko (2026). La spatialité des snack-bars dans les ensembles de petits débits de boissons de Chushojima
- Takimoto Tetsuya (2020). Étude d’histoire économique des hanamachi de Kyoto dans l’entre-deux-guerres
- L’époque de Heian : la culture aristocratique et Fushimi
-
Le Moyen Âge : une époque de bouleversements / Fushimi et ses liens avec la Cour du Nord
-
Bureau du fleuve Yodo du MLIT : Informations de visite du musée de l’écluse de Misu
- DXP01 : Sanctuaire Gokonomiya : Détails de l’enceinte
- DXP04 : Fondation pour la protection des ressources culturelles et touristiques de la ville de Kyoto : Outils de brasserie de saké de Fushimi
-
R2P007 : Enquête sur le patrimoine culturel de la ville de Kyoto : Fête de Gokonomiya
-
R3H001 : Ville de Kyoto : Rapport d’enquête sur les kenboko de Kyoto, fête de Gokonomiya
- R3H011 : Miki Zenzo (1915). Gokonomiya Jinja
- R3H007 : Sanctuaire Gokonomiya : Avis d’achèvement de la restauration des grands lions (1er octobre 2026)
Image à la une : Cafe & Sweets Parade Kyoto.